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Lettre d’opinion – Techniques de graphisme

Lettre d’opinion – Techniques de graphisme

Lettre d’opinion – Techniques de Graphisme au Cégep de Sherbrooke
Reçue par l’AÉCS le 15 mars 2018

Voici une lettre que nous avons reçue aujourd’hui. Nous la publions dans son intégralité. Les opinions exprimées n’engagent que les signataires.

« L’éducation n’est pas un privilège dans le monde moderne. Elle est un droit et une nécessité. Lorsqu’on brime ce droit par l’obligation de matériel trop cher dès la première année alors qu’on est encore en plein questionnement, c’est de l’argent de trop dépensé dans une société aussi dispendieuse.

Obliger l’achat d’un Mac (note: référence à l’obligation d’achat d’un portable MacBookPro pour les futur.e.s étudiant.e.s en graphisme en 2018-2019) lance aussi comme message que l’éducation n’est plus question de talent, mais bien d’argent. Elle lance comme message qu’étudier nécessite d’être bien nantis pour y accéder. Alors que le programme de graphisme est contingenté, il augmente, en plus, la difficulté d’accessibilité en augmentant le budget que l’étudiant s’alloue pour le matériel scolaire qui est déjà assez lourd au niveau dépense puisqu’entre les matériaux d’art à acheter, les matériaux qui servent à la conception d’un projet ainsi que les impressions en quantité industrielle que l’on doit utiliser, ce sont toutes des ressources qui coutent très cher à long terme.

Quand tu te retrouves chez OmerDeSerres, tu te rends compte que ta technique coûte aussi cher voir même plus qu’une session en Sciences Humaines malgré les manuels à 100$. Je demande, en tant qu’étudiant.e.s en Technique de Graphisme, que mon programme soit et reste accessible à tous et toutes, qu’il encourage la persévérance, qu’il encourage l’inclusion de toutes les classes sociales et de tous les talents. Je désire en tant que personne affirmer mon droit d’étudier, mon droit à une certaine sécurité financière, mon droit d’avoir un niveau de vie viable. Je suis précarité. Je suis naif.ve. Je suis étudiant.e. Voici mes étiquettes que la société s’assure de me donner et de me faire vivre.

Mais c’est assez, je ne suis pas naif.ve. Je suis tanné.e d’être pauvre. Je suis avant tout un humain qui a des droits. J’exige aussi qu’on entende mon cri de désespoir de vouloir apprendre à vivre de ma passion. Arrêtez de m’enlever mes droits. Respectez moi puisque je suis une humaine qui brule de passion. »

Alexandra Dufresne, Troisième Année
Amélie Leclair, Deuxième Année
Brenda Peta, Deuxième Année
Gabrielle Camirand, Première Année
Gabrielle Pouliot, Deuxième Année
Samantha Cloutier-Dawson, Deuxième Année
Samuel Dubreuil, Première Année
Mina Fé Simard, Deuxième Année
Sophie Gauthier, Première Année
Kelly-Ann Gagnon, Deuxième Année