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À quoi ça sert une association étudiante?

Votre association étudiante accomplit une foule d’activités et propose plusieurs façons de s’impliquer, de représenter les étudiant-e-s dans le Cégep et à l’externe, de monter ou de financer des projets. Elle offre autant des services utiles à ses membres qu’un endroit d’échange, de discussion et de promotion de leur intérêt commun concernant diverses activités. L’AÉCS prône le syndicalisme de combat.

C’est bien beau ça mais concrètement, ça me donne quoi moi?

Ça te donne accès à plein de services tels que la banque de livres usagés, les vélos libre-service, la banque alimentaire, l’impression au local, du matériel pour de la mobilisation, un soutient morale, technique et financier avec tes projets et comités. Ça te donne aussi une voix, car ensemble nous avons plus de poids. Tu peux amener les sujets qui te tiennent à cœur en Assemblée générale et partager ton opinion.

L’argent de ma cotisation, ça sert à quoi?

L’AÉCS finance des initiatives étudiantes, des projets, des organismes, des activités politiques, sociales et culturelles afin de favoriser l’implication et d’améliorer les conditions de vie des étudiantes et étudiants. Par exemple, c’est l’AÉCS qui organise des activités telles que la BLU, qui permet d’économiser sur l’achat de livres, et la Banque Alimentaire, qui dépanne chaque année plusieurs étudiantes et étudiants qui ont des difficultés financières.

Comment ça fonctionne une association étudiante?

L’AÉCS fonctionne par démocratie directe et participative puisque les personnes élues sur les différentes instances doivent répondre de leurs décisions devant l’AG. Cela diffère d’une démocratie représentative (comme avec l’élection des gouvernements du Québec et du Canada) où les élus décident eux-mêmes des mandats à exécuter. Dans une démocratie directe, c’est l’AG qui dicte les mandats et les élu-e-s sont obligé-e-s de les exécuter.
La deuxième instance est le conseil général (CG), qui regroupe les représentent-e-s des comités et associations de programme. On y traite de divers sujets qui devront être ramenés par les représentent-e-s à leur délégation. On y accorde aussi des budgets pour les projets spéciaux.
La dernière instance décisionnelle est le conseil exécutif (CX) qui est composée des 9 personnes élues en assemblée générale. Ces personnes veillent à ce que les mandats donnés en AG et CG soient exécuté. Elles et ils aident aussi à la gestion des affaires quotidiennes.

Qui décide des priorités, des activités, et des dépenses de l’AÉCS?

Vous! L’AÉCS et une démocratie directe et participative, donc ses membres sont les décideuses et décideurs. Le budget et le plan d’action sont tous décidés en AG. Les décisions liées à la gestion des affaires courantes reviennent aux membres du Conseil exécutif.

Est-ce que l’adhésion, et par extension la cotisation, est obligatoire?

Oui elle est obligatoire et incluse dans les frais afférents, donc dès que tu t’inscris au cégep, tu es membre de l’association!

Pourquoi je devrais aller aux assemblées générales?

Parce que ça permet d’apprendre comment on peut prendre des décisions en groupe, de connaitre quels sont les enjeux actuels en éducation ou au Cégep, de participer à une la vie étudiante en prenant des décisions comme acteur et moteur de changement.

Une assemblée de grève n’égale pas automatiquement une grève!?

La demande de tenir une assemblée de grève peut venir d’un groupe d’étudiant.e.s qui a dépose une pétition. Elle peut aussi venir de l’Assemblée générale, du Conseil général ou du conseil exécutif de l’AÉCS.

L’Assemblée extraordinaire de grève sert à discuter de la grève comme moyen de pression et de voter sur la tenue d’une ou plusieurs journées de grève. RIEN n’est décidé avant l’assemblée. Ce n’est pas parce que certaines associations étudiantes sont en grève ailleurs au Québec que l’Association étudiante du Cégep de Sherbrooke « tombe en grève » automatiquement. Chaque association est indépendante et différente. La grève est un moyen de pression sérieux qui demande réflexion, c’est pourquoi une assemblée de grève est nécessaire.

Quelles sont les procédures en assemblée (vote, proposition, plénières…)?

Un document sur les procédures en Assemblée est disponible dans la communauté Omnivox de l’Association étudiante, dans le guide étudiant de l’agenda et dans l’onglet « Boite à outils » du site web. Voici quelques informations de base. Le Code Morin est le code de procédure utilisé par l’AÉCS, tel que spécifié dans ses règlements.

Décorum, respect et bon déroulement : Les causes de l’inefficacité d’un débat démocratique sont souvent liées à l’ignorance des procédures par les participant.e.s (ou parfois à l’abus des procédures). Il faut savoir que le débat démocratique n’est pas basé sur la valeur de l’efficacité. Le prix que chacun paie pour participer à une démocratie saine est d’accepter la complexité et la longueur des débats. Il faut faire un effort de réflexion, de patience et d’ouverture. Les valeurs privilégiées sont l’équité, la justice, la qualité de la réflexion, la sagesse de la décision. Le décorum, c’est l’ensemble des règles de savoir-vivre qui permettent au débat de se dérouler dans la sérénité et le respect, dont : ne pas prononcer d’attaques personnelles, ne pas faire de procès d’intention, ne pas supposer les motifs personnels qu’on croit être à l’origine de la prise de position d’un participant, parler à son tour, garder le silence, ne pas applausir (sauf silencieusement) s’adresser au présidium et non aux individus, rester dans les limites du point discuté (sinon :« hors d’ordre »), respecter le temps alloué et les règlements, éviter les chuchotements, les déplacements inutiles et les manœuvre d’obstruction (voir aussi « point de privilège » dans la section procédures spéciales).

Tour de parole: il y a un ou plusieurs micros dans la salle et vous n’avez qu’à vous y rendre et attendre votre tour de parole. Il y aura une alternance des genres (hommes, femmes, personnes non-binaires), de même qu’une priorité aux personnes qui n’auront pas encore pris la parole. Il s’agit de mesures qui permettent de déconstruire les inégalités existantes. Vous pouvez aussi aller au micro pour poser vos questions ou signifier un point des procédures spéciales si vous le jugez nécessaire. Des personnes bénévoles avec dossards se trouvent près des micros pour vous aider.

Ouverture: L’ouverture se fait lorsque le quorum est atteint (quorum = le nombre minimal de personnes qui doivent être présentes pour que l’assemblée soit valide). Pour l’Assemblée générale (AG) de l’AÉCS, ce quorum est fixé à 3% des membres, soit environ 180 personnes. Le chiffre exact est validé à chaque AG, car il varie durant l’année scolaire selon le nombre d’inscriptions.

Présidium: Le présidium est composé d’une personne responsable de la présidence et d’une personne responsable du secrétariat; il facilite le déroulement de l’assemblée. La présidence accorde le droit de parole, dirige l’assemblée au niveau des procédures et des discussions et rappelle à l’ordre tout membre qui ne respecte pas les procédures et/ou le décorum. Elle doit être impartiale.

Lecture et modification de l’ordre du jour: Ce point sert à s’entendre sur les points à traiter lors de l’assemblée. Il sert à adopter l’ordre du jour préparé à l’avance. Lors d’une assemblée générale extraordinaire ou spéciale, l’ordre du jour ne peut être modifié.

Délibérante : Commence obligatoirement avec une proposition. Ceux et celles qui veulent parler prennent un tout de parole, dont le temps est limité par le présidium. Il est suggéré d’éviter les redondances, pour permettre au plus grand nombre de personnes de s’exprimer. Quand on prend la parole, on s’adresse au présidium, on évite les attaques personnelles ou les procès d’intention.

Plénière : Cette période permet la discussion libre (sans avoir de proposition déposée) en respectant les tours de parole, pour étudier un point, énoncer des points de vue variés ou pour annoncer les propositions qu’un membre compte formuler concernant un point à l’ordre du jour. La durée de la plénière est déterminée par l’assemblée. Lorsque toutes les personnes se sont exprimées ou que le temps est écoulé, on passe au prochain point.

Proposition principale et amendement: Une proposition est énoncée lorsque l’on veut qu’une décision soit prise sur un su­jet donné. La personne qui propose présente sa motion au moment op­portun. Un autre membre doit appuyer la proposition. Le débat peut ensuite se poursuivre avec les autres membres. Après le temps prévu pour le débat ou lorsque les interventions sont terminées, un vote est de­mandé par le présidium sur ladite proposition. L’amendement sert à apporter une modification à la proposition principale. Il doit être proposé et appuyé et ce, avant qu’il y ait un vote sur la proposition. Un membre qui propose un amendement doit être en accord avec la proposition et ne vouloir changer qu’un détail ; le sens de la proposition doit demeurer le même sinon l’amendement sera refusé par la présidence.

Vote secret, vote à main levée, vote électronique 

*Lors des votes sur des journées de grève, l’AÉCS privilégie le recours au vote secret, qui permet un recomptage facile, une clarté et une précision presque sans failles ainsi qu’une confidentialité précieuse pour les membres. Le vote secret se fait sur des bulletins papier, dans des isoloirs et avec des boîtes de métal scellées dont le décompte est confié au présidium et à des scrutateurs et scrutatrices. Cette procédure n’est pas aussi longue qu’elle peut paraitre. Les expériences du passé démontrent que le vote secret à la fin de l’assemblée de grève permet une plus grande participation qu’un référendum.

Toute proposition doit être soumise à un vote. Seulement les personnes présentes à l’assemblée peuvent voter, à moins de résolution contraire de l’assemblée. Une fois que la procédure de vote est enclenchée elle ne peut être interrompue et doit se poursuivre jusqu’à son terme. Quand personne ne demande le vote sur une proposition, le présidium doit déclarer que la proposition est adoptée à l’unanimité. Lorsque le vote est demandé, le présidium demande dans l’ordre les votes « pour », les votes « contre » puis les abstentions. Le vote se prend à main levée.  Le présidium proclame le résultat et déclare que la proposition est adoptée ou rejetée. La majorité simple (50% +1) exprime la décision de l’assemblée, sauf dans les cas où des règles spécifient explicitement qu’une autre majorité est requise. Lorsqu’il y a égalité des voix dans le cas où l’adoption d’une proposition requiert la majorité simple, le présidium  d’assemblée doit exprimer un vote prépondérant afin de trancher la question.

La question du vote électronique (via Omivox, par exemple) a été soumise au débat lors de plusieurs assemblées générales par le passé (en 2012 et au printemps 2015). Les membres ont toujours rejeté le vote électronique, pour une foule de raisons, dont la sécurité, la confidentialité et de la validité d’un tel vote. En effet, le système Omnivox n’est pas fiable à 100%; il est contrôlé à distance et les membres n’ont pas de prise sur le déroulement d’un tel vote. Les autres raisons évoquées sont la qualité du débat démocratique, qui risque d’être édulcoré, sans compter la participation au débat, qui devient accessoire (comme le démontrent les expériences tentées dans d’autres Cégeps).

Médias : l’Assemblée décide si elle accepte ou non la présence des médias et sous quelles conditions.
Huis clos : Le huis clos est demandé si on veut que seulement les membres de l’AÉCS assistent au débat.
Levée: L’assemblée se termine lorsque l’ordre du jour est épuisé ou lorsque la perte du quorum est constatée.

Procédures spéciales
Point d’ordre : Utilisé lorsqu’un membre croit que les procédures ne sont pas respectées ou pour énoncer une objection. Vous devez vous présenter au micro et dire « Point d’ordre ».
Point d’information : Utilisé lorsqu’un membre ne comprend pas les procédures en rapport à une question concernant le point débattu. Peut se faire à n’importe quel moment de la réunion. Vous devez vous présenter au micro et dire « Point d’information ».
Point de privilège : Utilisé lorsqu’un membre croit que ses droits ne sont pas respectés et que le déroulement de la réunion est incorrect. Peut se faire à n’importe quel moment de la réunion. Vous devez vous présenter au micro et dire « Point de privilège ».
Question préalable et/ou demande de vote : Sert à mettre fin à tout débat lorsqu’un membre croit qu’il est temps de prendre une décision par rapport à un vote. Le membre doit demander la parole à la présidence d’assemblée, puis poser la question préalable ou demander le vote. Traditionnellement, on attend qu’au moins 5 tours de parole aient eu lieu. Lorsque cette demande est faite, le présidium exige, sans discussion, le vote de l’assemblée. La question préalable requiert 2/3 de l’assemblée pour être adoptée.
Proposition de mise en dépôt : Lorsque l’assemblée a débattu un sujet, épuisé les idées et qu’aucune solution ne semble émerger de la discussion, un membre peut alors demander que la question soit mise en dépôt. La question est donc remise à plus tard et ce, jusqu’à ce que quelqu’un la ramène en discussion.

Risque-t-on de perdre notre session en déclenchant une grève?

JAMAIS ce n’est arrivé dans l’histoire des grèves générales illimitées au Québec (il y en a eu plusieurs, dont celle de 2012, 2005 et 1996). Il faut comprendre que l’éducation est un rouage économique du gouvernement. Faire perdre une session entraînerait un trou dans le marché du travail par le retardement de l’arrivée des détenteurs et détentrices de DEC technique, baccalauréat, maîtrise et doctorat, une perte d’argent immense influençant le budget provincial, ainsi qu’une impossibilité à accueillir les finissant-e-s du secondaire dans le réseau collégial causé par un engorgement monstre des Cegeps. Le gouvernement ne peut pas, économiquement et logistiquement, se permettre un tel désastre.

Comment allons-nous reprendre les journées perdues?

Lorsqu’une grève est votée, il faut la mettre en œuvre et s’organiser pour que les cours soient levés. Règle générale, c’est en tenant des lignes de piquetage devant les pavillons du Cégep que les étudiant.e.s réussissent à faire lever les cours.

Les journées de cours perdues sont ajoutées au calendrier scolaire suite à une entente entre les étudiant.e.s, le corps professoral, les autres employé.e.s du Cégep et la Direction du Cégep. Le calendrier scolaire prévoit des journées tampon (comme pour les tempêtes de neige); il est rare que la session se prolonge après le mois de mai. Par contre, en 2012 (la plus longue grève étudiante de l’histoire du Québec et du Cégep de Sherbrooke), après 9 semaines de grève, les cours se sont prolongés jusqu’à la mi-juin.

Est-ce que les stages sont maintenus lors des journées de grève?

Lors de l’Assemblée générale de grève, les membres décident des modalités de la journée de grève (ou des journées de grève). Par exemple, en 2012, l’Assemblée demandait à ce que les stages et les cours liés aux stages soient maintenus. Les membres avaient aussi demandé que les étudiant.e.s en stage puissent se prévaloir de leur droit de grève. Par la suite, les représentant.e.s de l’Association étudiante avaient conclu des ententes avec la Direction à cet effet et ces demandes avaient été respectées.

Parfois, l’Assemblée générale décide que le mandat de grève s’applique aux stages, mais la mise en application d’une telle décision est ardue. C’est pourquoi la Direction du Cégep annonce généralement le maintient des stages malgré la décision de l’Assemblée générale, ce qui force chaque stagiaire à conclure uune entente avec son milieu de stage. Écrivez-nous si vous désirez en savoir plus ou si vous voulez obtenir de l’aide pour faire valoir votre droit de grève.

Qu’est-ce qu’une grève?

Arrêt volontaire et collectif d’une activité par revendication ou protestation (Le Petit Robert).

Qu’est-ce qu’une grève sociale (par exemple, la journée du 1er mai 2015)?

Une grève sociale fait référence à une mobilisation de différents secteurs de la société. On parle ici des groupes communautaires, d’étudiant-e-s et de travailleurs et travailleuses des secteurs publics et privés. Pour prétendre être en présence d’une grève sociale, il faut au moins que deux de ces secteurs cessent leurs activités régulières en même temps et avec des revendications communes. Ainsi, la grève sociale représente aussi, pour tous les secteurs impliqués, un moyen de pression leur permettant de faire avancer les causes communes, tout en laissant place à leurs revendications propres.

Une grève d’une journée, ça sert à rien?

Il est vrai que ce n’est pas avec une grève d’une journée ou de quelques jours que le gouvernement va reculer sur ses positions, mais là n’est pas l’objectif. L’objectif est de créer un rapport de force avec celui-ci, en lui prouvant que le mouvement étudiant n’est pas mort, que nous sommes prêt-e-s à agir.

La grève d’une journée s’inscrit  dans l’optique d’une escalade de moyens de pression. Les actions répétées envoient un message direct et clair au gouvernement :  nous sommes à l’affut et nous exigeons d’être entendu.e.s.

Le mouvement de grève n’est pas un mouvement isolé, c’est un mouvement qui touche tous les cégeps et toutes les universités du Québec. En ce qui concerne la journée du 1er mai 2015, plusieurs groupes sociaux et organismes communautaires ont été en grève sociale et ont profité de cette journée pour mobiliser leurs membres et faires des actions symboliques.

Grève générale illimitée, reconductible, ponctuelle?

Le terme illimitée veut simplement dire que la grève est déclenchée, sans durée déterminée, par les membres et que celle-ci sera arrêtée lorsque les membres le décideront. Des assemblées générales ont quand même lieu régulièrement pour savoir si la grève se poursuit et quelle orientation elle prend. Une grève reconductible est une grève d’une durée limitée avec une assemblée générale de reconduction prévue à une date précise. Une grève ponctuelle est une grève de quelques jours sans reconduction prévue. Le terme grève générale veut dire que plusieurs associations doivent être impliquées dans le mouvement.

Une association reste-t-elle indépendante du mouvement provincial?

OUI. Il revient à l’Assemblée Générale locale de décider si elle désire ou non suivre le mouvement, elle peut en tout temps décider de revenir sur ses positions et changer de cap selon les événements.

Quels avantages présente une grève ?

Elle permet de bâtir un rapport de force majeure et de faire valoir haut et fort les revendications ou les désaccords avec les décisions prises par les élu.e.s et le gouvernement. Elle permet aussi de profiter d’une journée ou de quelques jours pour se réunir, pour manifester, pour organiser des ateliers d’information etc.

Le droit de grève étudiant existe-t-il?

Suite aux contestations légales de 2012, une foule d’avis juridique ont été émis. Les interprétations divergent. L’AÉCS s’inscrit dans la vision de l’analyse faite, entre autres, par l’Association des juristes progressistes, qui affirme que: « le droit de grève étudiant n’est reconnu par aucune loi ni aucun régime juridique. C’est par convention qu’historiquement les votes de grève des associations étudiantes ont été reconnus et respectés par leurs membres et par les établissements d’enseignement. Cela ne rend pas les grèves illégales pour autant ».

À quoi ça sert de faire la grève?

La grève permet de faire un arrêt de toutes nos activités pendant une durée de temps afin de montrer que nous sommes solidaires et créer un rapport de force face à des injustices. De cette manière nous pouvons faire valoir haut et fort nos revendications ou nos désaccords avec les décisions prises par les élu-e-s et le gouvernement.
Les grèves à travers notre histoire nous ont permis d’avoir certains acquis. Elle reste un moyen très efficace de passer un message politique et un moyen de créer un front commun. Des actions symboliques, des pétitions et des manifestations ponctuelles n’ont jamais fait reculer des décisions gouvernementales. Elles servent d’avertissement, d’escalade des moyens de pression mais ce sont les grèves à travers l’histoire qui nous ont donné un pouvoir considérable face au gouvernement. Aucuns de nos acquis sociaux n’ont été obtenus gratuitement.

Quelques exemples…
Octobre 1968 : Grève menant au gel des frais de scolarité jusqu’en 1990.
Novembre 1978 : Les étudiant-e-s réclamaient la gratuité scolaire ainsi qu’une amélioration substantielle du système de prêts et bourses. Le mouvement de grève s’est amplifié si rapidement et à un point tel que le gouvernement dut immédiatement faire des concessions, améliorant grandement le système de prêts et bourses.
Automne 1996 : Le gouvernement veut augmenter les frais de scoalrité de 30%. Une grève générale est lancée et la frange combative du mouvement étudiant reprend de l’ampleur. Les frais seront finalement gelés pour dix ans.
Hiver 2005 : La grève a empêché la conversion de 103M$ de bourses en prêts.
Printemps 2012 : La grève empêche la hausse de 1625$ des frais de scolarité.