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Précarité étudiante : 1 personne sur 4 sans revenu suffisant

Précarité étudiante : 1 personne sur 4 sans revenu suffisant

Du 2 mars au 16 mars 2021, l’Association du Cégep de Sherbrooke a mené, avec Action Plus de Sherbrooke et un projet d’action communautaire d’étudiant.es en Techniques de travail social, une consultation auprès de ses membres via Omivox, afin de les sonder sur leur situation financière.

 1646 étudiant.es ont répondu à la consultation.

24.4% des répondant.es affirment que leur revenu n’est pas suffisant pour subvenir à leurs besoins (Prêts et bourses, travail, etc.).

De ce fait, 17.6% ont dû recourir à un soutien soit sous forme d’aide alimentaire, d’aide au paiement de loyer, de dépannage financier ou de l’aide d’un proche. 

35.5% des répondant.es affirment attribuer plus de 30% de leur revenu au paiement de leur loyer. Cette situation est inquiétante, car le loyer et les dépenses liées au logement ne devraient pas dépasser 30 % du revenu (FRAPRU, 2018).

61% des répondant.es affirment qu’une prestation universelle ou un revenu minimum garanti pour les étudiant.es devrait être une idée envisagée pour améliorer la situation financière des étudiant.es.  

Également, 40% des répondant.es sont pour une réforme du système des prêts et bourses. Ce qui prouve qu’une majorité croit que le système n’est plus adéquat.

Hypothèse : Considérant que la majorité des répondant.es à la consultation se situe entre 17 et 20 ans, il est porté à croire que ceux-ci ne sont pas encore dans une situation d’indépendance financière et qu’ils doivent bénéficier d’un soutien parental. Ce qui expliquerait le haut taux de la réponse « Ne s’applique pas » dans les questions à propos de revenus et de budget.

Selon les commentaires reçus, il est difficile d’établir un budget étant donné que les montants attribués varient souvent au cours de l’année. 

Quelques étudiant.es mentionnent qu’ils ont des difficultés avec les critères d’admissibilité.

D’autres mentionnent aussi les critères d’autonomie, dont le fait que le gouvernement les considère toujours à la charge des parents, alors que ce n’est plus le cas. 

Pour des situations similaires, les montants accordés ne sont pas les mêmes. Il n’y a pas de balises claires pour mieux comprendre de quelle façon l’AFE calcule l’aide financière distribuée. Les étudiant.es demandent un système plus réaliste et au courant de la réalité étudiante.

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