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Assemblée générale extraordinaire de grève du 20 septembre 2022

Suite à une pétition des membres, une Assemblée générale de grève aura lieu le 20 septembre prochain, à la Salle Alfred-DesRochers de 12h à 15h. Une levée des cours et des stages a été négociée avec la Direction par votre Conseil exécutif.
La proposition qui sera soumise concerne une journée de grève (le 23 septembre) afin de joindre le mouvement « La planète en grève – Justice sociale et climatique », mouvement qui propose de tenir des manifestations dans plusieurs villes du Québec et qui inclut des étudiant·e·s et des travailleu·r·se·s. Afin de respecter les règlements de l’Association étudiante, l’Assemblée requiert la présence de 6% des membres (334 membres).
Vous pouvez consulter le cahier de préparation qui est dans les fichiers de la communauté Omnivox de l’AÉCS afin d’en savoir plus sur la proposition et sur les procédures.

Avis de convocation

Assemblée générale extraordinaire de grève
20 septembre 2022, avec levée des cours et des stages de 12h00 à 15h00, Salle Alfred-DesRochers
Proposition d’ordre du jour :
1.0 Procédures
1.1 Ouverture (quorum 6%)
1.2 Élection du présidium
2. Contexte et revendications climatiques
3. Présentation de la proposition soumise à l’assemblée (une journée de grève pour la journée mondiale pour le climat du 23 septembre)
4. Plénière (15 minutes)
5. Délibérante
6. Levée de l’assemblée

*Veuillez noter que l’ordre du jour d’une Assemblée extraordinaire n’est pas modifiable.*

Proposition
Considérant que : 
Les spécialistes sont clair·e·s à l’effet qu’il reste seulement 3 ans pour agir avant d’atteindre le point de non-retour;
Des élections provinciales approchent à grands pas, soit le 3 octobre prochain;
Les deux grandes revendications du mouvement de grève provincial en cours font écho aux positions prises par l’AÉCS en matière d’écologie ;
Les enseignant·e·s du Cégep de Sherbrooke seront en grève le 23 septembre ;
Environ 10 000 travailleuses et travailleurs provenant de 14 syndicats ont déjà un mandat de grève pour le 23 septembre et que plusieurs autres syndicats et associations étudiantes voteront au sujet de la grève dans les prochains jours ;
750 étudiant·e·s d’une école secondaire de Québec seront en grève le 23 septembre ;
Et que plus de 8 300 étudiant.es post-secondaire seront en grève.
Il est proposé que :
L’AÉCS tienne une journée de grève le 23 septembre 2022 et qu’il y ait un piquet de grève devant le pavillon 5 la journée de la grève dès 7h.
GARDÉNIA DAYE, RESPONSABLE AU SECRÉTARIAT
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Offre d’emploi à la Banque de livres usagés

La BLU est à la recherche d’employé·e·s qui ont envie de se greffer à une équipe dynamique!

Voici une occasion à ne pas manquer! La Banque de livres usagés (BLU) est une activité de vente et d’achat de livres usagés organisée par l’AÉCS, ton association étudiante, au début de chaque session.
Écologique, économique et solidaire!

Un emploi à la BLU comprend plusieurs avantages :

•  Horaire flexible selon tes cours et tes disponibilités

• Salaire compétitif de 17,50$/h ;

• Ambiance de travail stimulante ;

• Collègues motivé·es et sympathiques ;

• Découverte de l’AÉCS ;

• Une durée d’emploi d’environ deux semaines au début de la session.

Différentes tâches s’offrent à toi :
• Travail à la caisse ;
• Saisie de données ;
• Service à la clientèle (vente et assistance) ;
• Classement de livres ;
• Gestion de différents documents ;
• Plusieurs autres tâches connexes.

Les conditions d’embauche sont les suivantes :
• Être disponible au moins 8 heures par semaine durant les 2 premières semaines de la session;
• Étudier au Cégep de Sherbrooke à la session actuelle;
• Être disponible pour une entrevue le 16 ou le 17 et pour la formation le 19 août à 9h00;
• Connaître la BLU ou avoir une expérience de travail connexe à la BLU est un atout, mais n’est pas requis.

Tu veux faire partie de l’équipe ?
Pour appliquer :
Fais-nous parvenir une courte lettre de présentation, ton CV et ton horaire à l’adresse blu@aecs.info ou en personne au local de l’AÉCS (6-22-131) au plus tard le 16 août à 13h00.

Prendre note que les candidatures sans horaire seront ignorées. Toutes les personnes (retenues ou non pour l’entrevue) seront contactées pour être informées de la sélection.

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Crise du logement

 L’Association étudiante du Cégep de Sherbrooke (AÉCS) s’est donnée comme mission de favoriser la réussite de toustes les étudiant.es actuel.les et futur.es du  Cégep de Sherbrooke notamment, en se mobilisant pour l’accessibilité aux études. L’accessibilité n’est pas qu’une question de frais de scolarité. L’endroit où les étudiant.es demeurent a tout autant son rôle à jouer lorsqu’il est question d’accessibilité.

Consciente de cette importance, de l’ampleur qu’a prise la crise du logement ces dernières années et devant le manque flagrant de volonté d’agir de la part du gouvernement québécois, il était naturel pour l’AÉCS de sonder ses membres, soit l’entièreté de la communauté étudiante du Cégep de Sherbrooke à cet effet.

L’analyse des données recueillies est sans équivoque, les étudiant.es du Cégep de Sherbrooke subissent elleux aussi les impacts d’un Québec en crise. 

Le temps restreint alloué à cette recherche oblige, en plus des données obtenues par ce sondage, il aura fallu faire l’analyse de contenu issue de littérature déjà existante. Cet article fait état des faits ressortis des données obtenues par ces deux méthodes cumulées.

Tout d’abord, il faut savoir que :

  • Plus d’un.e membres sondé.es sur trois demeurent actuellement en logement (35.1%) ;
  • Plus d’un.e membres sondé.es sur 5 ont subis ou subissent la crise du logement (23.8%) ;

Le fait que la majorité des étudiant.es du Cégep ne soit présentement pas en logement minimise de beaucoup l’urgence d’agir aux yeux de celleux qui auraient le pouvoir de le faire. La crise du logement touche également des étudiant.es qui se voient pris.es dans un milieu hostile, ce milieu pouvant même être chez leurs parents ou encore certain.es vivre loin de l’établissement faute de logements abordables plus près.

Il est difficile de dresser un portrait uniforme des étudiant.es du postsecondaire, d’autant plus au collégial où il peut y avoir dans un même groupe une personne de 16 ans et une autre de 44 ans (l’âge de nos répondant.es variant entre 16 et 44 ans). Regardons maintenant d’autres données démographiques de nos répondant.es. 

  • Certain.es viennent de Sherbrooke (43.3%), alors que d’autres viennent d’ailleurs au Canada ou même d’un autre pays (6.2%). Ces dernier.ères sont d’autant plus vulnérables qu’iels sont ici, plus souvent qu’autrement isolé.es, sans même connaître l’endroit.
  • La principale source de revenu de certain.es est leur parent où toute autre personne subvenant à leurs besoins (23. 6%) alors que pour 58.4% d’elleux la principale source de revenu est le travail. 

Inévitablement, une population aussi hétérogène ne sera pas affectée de la même façon par cette crise. N’empêche que peu importe la nature des répercussions subites, elles ne sont pas sans conséquence. 

Les Cégeps sont en proie à d’importants changements socio-démographiques depuis quelques années. De ce fait, il est essentiel de pousser notre réflexion plus loin et de consulter de la littérature déjà existante pour se faire une idée de l’importance de la crise chez cette population.

Si nos instances gouvernementales ne considèrent pas les diverses réalités vécues par les étudiant.es de niveau collégial et les enjeux qui en découlent, rien ne permet d’entrevoir une quelconque amélioration, bien au contraire…

Pour constater que la situation économique des étudiant.es du Cégep de Sherbrooke est déjà affectée par tous les bouleversements sociaux des dernières années,  nul besoin de regarder bien loin. Un sondage mené par l’AÉCS il y a tout juste un an, soit à la session d’hiver 2021, portant sur la précarité financière rapportait que le revenu de 24% des étudiant.es étaient insuffisant pour qu’iels parviennent à subvenir à leurs besoins essentiels. À peine un an plus tard, ce sont 28% des répondant.es qui se retrouvent dans cette situation. Ça peut sembler anodin, 4%. Mais, si on demande aux plus ou moins 220 personnes concernées, la réalité n’est peut-être pas aussi anodine. Il ne faut pas négliger que, les changements démographiques de cette population permettent d’émettre l’hypothèse que cette détérioration des conditions socioéconomiques des étudiant.es n’est qu’un début.

 Des études ont démontré que les étudiant.es qui commencent le Cégep à 20 ans ou plus sont davantage contraint.es de déménager pour étudier ;  qu’iels vivent une plus grande précarité financière dû à leur charge de responsabilité, notamment des responsabilités familiales, iels étant nombreux.ses à avoir des enfants à leur charge ; leur charge de travail s’en retrouve amplifiée. Aussi, on note qu’iels occupent plus souvent un emploi que leurs homologues plus jeunes.

Généralement, iels arrivent aux études avec plus de difficultés que le reste des étudiant.es (Fédération des Cégeps du Québec, 2018). Lorsque nous rajoutons le fait qu’iels sont de plus en plus nombreuses et nombreux, mais que les logements disponibles, eux, le sont de moins en moins (Lapointe-Therrien & Richard, 2018), il m’apparait comme une évidence qu’on fonce droit dans un mur.    

L’importance d’agir, surtout dans un contexte de crise d’une telle gravité, vient aussi de la vulnérabilité des étudiant.es face à l’abus. « Il y a un gros incitatif pour les propriétaires de mettre des gens dehors et d’augmenter les loyers [et] la population étudiante est particulièrement touchée par ça » M. Lévesque, coordonnateur de l’Unité de travail pour l’implantation de logement étudiant (UTILE).

Selon lui, ceci serait dû, notamment, au fait que plusieurs étudiant.es vont dans des Cégeps à l’extérieur de leur ville et ne sont que de passage. Mais, c’est davantage leur méconnaissance des droits des locataires qui les met dans une telle position. Le graphique ci-dessous présentés démontrent que les répondant.es ne font pas exception.

Les données qualitatives obtenues nous incombent de prendre en considération que cette crise n’est pas la seule à hypothéquer le bien-être des Québecois.es ces dernières années. Il ne faut pas négliger la crise climatique ou encore la crise sanitaire dans notre analyse de la manière dont nos membres subissent la crise du logement. aire?

Nous constate assez facilement que le poids de ces crises pèsent lourd sur les épaules de la population. Depuis le printemps 2020, soit depuis le début de la pandémie, on constate l’ampleur de l’impact qu’ont les crises sociales sur la réussite et le bien-être de la population étudiante. On peut s’expliquer cela par le mépris des étudiant.es dont font preuve nos dirigeants. Mépris qui teinte leur gestion des crises. La non-considération d’elleux accentue la précarité dans laquelle iels vivent. Notre gouvernement prétend vouloir faire du Québec, une province prospère. Mais quelle ironie ! La coalition AVENIR Québec qui oublie que les étudiant.es sont  l’avenir en devenir ! Plusieurs semblent l’oublier, mais le Québec de demain, c’est la jeunesse d’aujourd’hui. En leur assurant l’opportunité de s’épanouir et de réussir, on assure déjà une de voir notre «belle province» prospérer.

Contrairement aux deux autres crises, le gouvernement du Québec ne peut justifier son inaction par le fait que, peu importe ce qu’il ferait, tant que «la Chine, les États-Unis, le Brésil et l’Inde n’en font pas plus» tous nos efforts seraient en vain. Cette impossibilité à se déresponsabiliser complètement donne plus de portée à nos voix.

Ne serait-il pas plus logique pour un gouvernement censé agir pour l’avenir du Québec d’investir dans la scolarité. Lui qui ne parait qu’avoir en tête le désir de s’enrichir. Une nation scolarisée n’est-elle pas une nation riche ?    

De plus, c’est peut-être l’investissement dans l’éducation qui pourrait permettre de contrer les deux autres crises! Après tout, je le répète, ce sont elleux l’avenir du Québec. Par contre, ce sont également elleux qui subiront les répercussions des différentes crises à long terme. Certain.es répondant.es l’ont nommé textuellement: iels se sentent «abandonné.es par le gouvernement».. L’extrait qui suit est l’avis de Brenda Austin-Smith, présidente de l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université quant à l’importance des éudiant.es pour l’avenir : « Les collèges et les universités sont des lieux où le savoir, l’innovation et le talent se cultivent et se développent. C’est également là que les chercheurs trouvent des solutions innovantes à des problèmes comme la COVID et le changement climatique. Or, des décennies de sous-financement ont mené à une augmentation du travail précaire au sein des établissements, notamment chez les membres du personnel académique. Les conditions de travail de nos membres sont les conditions d’apprentissage des étudiant.es[…].» 

C’est pourquoi nous militons en faveur d’un système d’éducation sain qui pourra jouer son rôle central dans la reprise de l’économie après la pandémie.

 L’étude réalisée auprès de la communauté étudiante du Cégep de Sherbrooke porte à croire en ce sens. Investir dans le logement étudiant revient à investir dans l’avenir puisque, de toute évidence, cette crise nuit aux études de plusieurs personnes concernées. 

Sachez que ce n’est rien de moins qu’un.e étudiant.e sur dix qui considère que l’endroit où iel demeure nuit à ses études, et ce, qu’iels soient en logement ou non.  

C’est près du tiers de nos répondant.es qui doivent débourser 30% ou plus de leur revenu (31.7%) pour se loger. Lorsqu’en plus on prend en considération que devoir payer un loyer ne s’applique pas pour 54% des répondant.es, on voit que c’est plus du deux tiers de celleux qui ont un loyer à payer qui lui accorde 30% ou plus de leur revenu (69%). elleux qui paient un loyer, 32.7 % disent que le coût de leur logement a une incidence sur le nombre d’heures qu’iels travaillent. 

On nous le répète sans cesse : Si le prix du loyer occupe 30% ou plus du revenu d’un ménage, ce ménage sera plus enclin à éprouver des difficultés à répondre à tous ses autres besoins. La compression des dépenses touche typiquement le budget alloué à la nourriture.

Voir : Sécurité alimentaire

Donc, comme vous pouvez le voir sur le graphique ci-dessus et comme mentionné plus haut, près du tiers (32.7%) des répondant.es sont forcé.es de travailler plus d’heures par semaine à cause du coût du loyer qu’iels doivent assumer.

Vous trouverez ci-dessous, des graphiques reliés à la question du revenu des répondant.es. Bien que plusieurs soient jeunes et en pleine transition vers l’âge adulte, 71.2% occupent un travail à temps plein ou à temps partiel durant leurs études. Pour 58.4% de notre échantillonnage, le travail est la source de revenu principale.

La conciliation travail-étude semble être présente chez une majorité d’étudiant.es, pourtant 48.8% d’entre elleux ont mentionné que de travailler en même d’être aux études nuit à celles-ci.De ces près de 50%, 9.4% trouvent que cela nuit beaucoup. Ces chiffres peuvent paraître banals pour certain.es, mais regardons-les de plus prêt : 

  • Plus du deux tiers de la communauté étudiante du Cégep de Sherbrooke occupent un emploi en même temps qu’iels sont aux études (71.2%), dont plus de la moitié, soit le tiers des répondant (37.2%) affirment travailler plus en raison du coût de leur loyer. 
  • Pour plus d’un.e sur deux, il s’agit de la principale source de revenu. 
  • De l’autre côté de la balance, il y a près d’un.e de ces étudiant.es sur deux qui trouvent que la conciliation travail-étude nuit à ses études et une personne sur dix pour qui elle nuit beaucoup. 

Mais, comment est-ce qu’elle nuit aux études ?
Ce qui ressort le plus : 

  • L’obligation de prioriser le travail au détriment des études ;
  • L’épuisement.

Voici quelques-unes des répercussions nommées pour l’obligation de prioriser le travail au détriment de leurs études :

  •  Échecs provoquant le rallongement des études ; 
  • Choix d’étaler leurs études sur le long terme ; 
  • Report de leur entrer à l’université ;
  • Plusieurs parlent de fatigue, d’épuisement, de manque de temps, de dépression. 

Ce qui nous mène au deuxième point : l’épuisement étudiant.

Selon le psychologue Marcel Bernier dans un article publié par l’Université Laval, l’agenda remplie des étudiant.es, leur horaire changeant, la nécessité pour plusieurs de travailler le soir et les fins de semaine rendent leur équilibre précaire. Le temps disponible pour l’étude avant une période d’examen est souvent insuffisant et les heures accordées au sommeil sont réduites et la fatigue amène les étudiant.es à avoir de mauvaises habitudes alimentaires. « Ne pas se rendre compte de la dégradation de son état et s’acharner pour continuer à répondre à toutes les demandes fait partie de la maladie de l’épuisement.» L’étudian.te s’en retrouve pris.e dans un cercle vicieux à vouloir toujours satisfaire les attentes que l’on a d’iel.

Dans ce cas,  comment expliquer l’inaction du gouvernement ?  Les sociétés capitalistes s’inscrivent dans ce que Nicole Aubert, appelle «le culte de l’urgence». Nous agissons impulsivement puisque nous sommes conditionné.es à ne pas avoir le temps de nous arrêter pour prendre le temps. Le temps de réfléchir avant d’agir, le temps de réfléchir avant de décider.  

Les gains de l’éducation dans une société ne sont percevables que sur le long terme. Habitué.es de vivre dans l’immédiateté et d’agir dans l’instantanéité, nous y avons pris goût à ce mode de vie hédoniste. Nous voulons voir des résultats ici et maintenant. On n’a pas ça l’temps d’attendre. Tsé, le temps, ben, c’est d’l’argent !

  À la lumière de ces données, il semble évident que la question du logement n’échappe pas au mépris des gouvernements en place auquel se heurtent les étudiant.es de niveau collégial depuis des décennies, et ce :

  • Même si les changements socio-démographiques percevables depuis plusieurs années nous permettent de croire que les besoins en logement de cette population augmenteront dans les années à venir ; 
  • Même si le Québec est en proie à une importante pénurie de main d’œuvre qualifiée dans plusieurs domaines et ;
  • Même si l’avenir du Québec, c’est elleux !

L’analyse des données recueillies nous aura aussi permis de comprendre que cette crise s’inscrit dans un contexte social extrême pour la communauté étudiante qui, déjà, vit dans la précarité. 

Avec ce projet de recherche, nous avons pu mettre de l’avant l’urgence d’agir. Nous dénonçons l’inaction du gouvernement face à cet enjeu, et ce, alors que l’avenir même du Québec est en jeu.  Nous clamons notre indignation devant un gouvernement qui nous promet un avenir prospère, mais dont le mépris des étudiant.es laisse transcender un refus d’investir en ce même avenir.      

 Mais, par-dessus tout, cette enquête nous a amené à prendre conscience qu’un Québec en crises compromet l’accessibilité aux études et que, si l’accessibilité aux études est compromise, il en va de même pour l’avenir de la nation.   

Source des icônes


Médiagraphie

ACPPU. (2021, 16 février). Un rapport dénonce les difficultés du secteur de l’éducation et. cault.ca. https://www.caut.ca/fr/latest/2021/02/un-rapport-denonce-les-difficultes-du-secteur-de-leducation-et-demande-une-strategie-nationale-de-toute-urgence
Aubert, N. (2003). Le culte de l’urgence: la société malade du temps (No. hal-02298037).
Bernier, M. (s. d.). L’ÉPUISEMENT ÉTUDIANT. uLaval.ca. https://www.aide.ulaval.ca/psychologie/textes-et-outils/difficultes-frequentes/l-epuisement-etudiant/
Bérubé, C. (2020, 26 février). La communauté étudiante frappée de plein fouet par la crise du logement – Montréal Campus. CAPRES. (2019, 6 février). Retour aux études collégiales | Résultats de recherche. Consulté le 12 avril 2022, à l’adresse https://www.capres.ca/caracteristiques-socioculturelles-de-letudiant/etudiant-non-traditionnel/retour-aux-etudes-collegiales-resultats-de-recherche/
Faulkner, M. (2016). Laurie Kirouac, L’Individu face au travail-sans-fin. Sociologie de l’épuisement professionnel, Québec, Presses de l’université Laval, 2015, 235 p. La nouvelle revue du travail, (8).
FECQ. (2021). MÉMOIRE SUR LE LOGEMENT ÉTUDIANT. Fédération étudiante collégiale du Québec. Consulté le 20 décembre 2021, à l’adresse https://www.bac-lac.gc.ca/fra/services/theses/Pages/item.aspx?idNumber=910392831
Fédération des Cégeps. (2018). Caractéristiques de la population étudiante collégiale : valeurs, besoins, intérêts, occupations, aspirations, choix de carrière. https://fedecegeps.ca/wp-content/uploads/2018/04/Rapport_CaracteristiquesDeLaPopulationEtudianteCollegiale_2018.pdf
La Presse. (2022, 3 avril). Entrevue avec La Presse | « Impossible » d’en faire plus, juge Benoit Charette. https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2022-04-03/entrevue-avec-la-presse/impossible-d-en-faire-plus-juge-benoit-charette.php
Lapointe-Therrien, I. et E. Richard (2018). Étudiants adultes et études collégiales à la formation régulière, Recherche subventionnée parle Programme de recherche et d’expérimentation pédagogiques (PREP). Québec : CNDF, 139 p.
Montréal Campus. https://montrealcampus.ca/2020/02/26/la-communaute-etudiante-frappee-de-plein-fouet-par-la-crise-du-logement/
Calame, P. (2010, 2 juin). Education et société à faire advenir. École changer de cap ! Consulté le 3 mai 2022, à l’adresse http://www.ecolechangerdecap.net/spip.php?article56
Radio-Canada. (2022, 7 février). Les étudiants du Cégep de Sherbrooke ont de plus en plus de mal à boucler leur budget. Radio-Canada.ca. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1860292/fondation-collegial-inflation-emploi-prix-sherbrooke
Lafon, L aurent. Accompagnement des étudiants : une priorité et un enjeu d’avenir pour L’État et les collectivités. (2021, 6 juillet). Sénat.fr. http://www.senat.fr/rap/r20-742/r20-742_mono.html#:%7E:text=mise%20en%20%C3%A9vidence

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Nous sommes en territoire non-cédé

Vous avez sûrement déjà entendu une déclaration de territoire en début de rencontre ou d’assemblée, ce rituel de reconnaissance prend place lors de l’ouverture de cours, réunions, conférences, coloques ou présentations. Bien que cette déclaration semble être généralisée au sein des procédures des diverses instances, il débute à une prise de conscience collective des effets de la colonisation sur celleux qui habitaient et habitent toujours le territoire. Si tu n’es pas certain.e de comprendre ce qu’est une reconnaissance territoriale en voici deux exemples :


«Kwé, Kwei, Kuei, Kwai, Shé:kon, Wachiyeh, Wachiya, Ullaakkut, Bonjour, Hello!

Vous êtes présentement en possession de l’agenda 2022- 2023 du Cégep de Sherbrooke. Le Cégep possède les terrains sur lesquels se trouve son établissement. Il possède aussi un certain nombre de droits qui sont liés à son titre de propriété. Il peut vous demander de payer votre stationnement. Il peut vous interdire de fumer, de camper, de partir un feu ou de chasser sur ses terres. Le Cégep a acquis ses terrains de la congrégation des Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus, qui les ont acquis de l’hôpital protestant de Sherbrooke, le Sherbrooke Hospital, qui les a acquis de la famille loyaliste Terrill (qui a donné son nom à la rue Terrill), qui les a obtenu en concession de la part du Roi d’Angleterre. Le Roi d’Angleterre, lui, a battu le Roi de France et a décidé que cette région, qui était une zone tampon entre la colonie de la vallée du St-Laurent et celles de la Nouvelle-Angleterre lui appartenait et qu’il pouvait octroyer ces terres non-colonisées aux colons. Pourtant, il y avait des gens qui habitaient cette région. Ils fumaient, campaient, partaient des feux et chassaient là où vous êtes en ce moment, sans demander la permission à personne, et sans empêcher personne de le faire. Ils ont été graduellement exclus de cet espace.

Saluons la confédération W8banaki et tous les peuples qui ont, pendant des milliers d’années, utilisé ce site pour fumer, camper, partir un feu et chasser. On est ici près des grandes fourches : Kchi Nikitawtegwak, aux confluents de l’Alsig8ntegw et de la Pskasawantegw, dans le territoire du Ndakina.

De la part de votre association étudiante du cégep de Sherbrooke, bienvenue […] »


Cette déclaration est basée sur le mot d’ouverture de Mathieu Poulin-Lamarre lors du documentaire Nipawistamasowin : nous nous lèverons de Tasha Hubbard, une cinéaste nehiyaw de la Saskatchewan.

 « Nous tenons [Je tiens] d’abord à souligner que les terres sur lesquelles nous sommes rassemblés font partie du territoire traditionnel non cédé de la Confédération des Abénakis et des Wabanakis. »

Déclaration de l’Université Bishop’s tirée de l’outil de reconnaissance territoriale en contexte universitaire québécois fait par le Réseau interuniversitaire québécois en équité, diversité et inclusion (RIQEDI).

L’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU) explique à ce propos en quoi la reconnaissance territoriale s’inscrit dans un vivre ensemble qui reconnaît son histoire ;

« La reconnaissance du territoire est certes fort souhaitable, mais elle n’est cependant que l’amorce de la démarche à mener pour cultiver de solides relations avec les Premières Nations du Canada. La reconnaissance du territoire et des Premières Nations s’inscrit dans le contexte global des efforts réels et continus déployés pour développer une véritable compréhension de l’enjeu et éradiquer les séquelles du colonialisme. La reconnaissance du territoire ne devrait pas être simplement une déclaration faite pour la forme avant que l’on passe aux « vraies affaires » de l’assemblée; elle doit être considérée comme une composante essentielle de l’assemblée. »


Les démarches à initier, pour l’établissement de relations significatives avec les communautés autochtones, sont multiples. Par exemple l’autochtonisation, recadrer la production de connaissances et la transmission de celles-ci d’un point de vue autochtone, des changements significatifs et substantiels, au fil du temps, des rapports entre personnes non-autochtones et personnes autochtones. La sécurisation culturelle : « […] un outil de justice sociale et un moteur de changement social, une démarche de sécurisation culturelle consiste à prendre conscience des rapports de pouvoir inégalitaires qui se manifestent envers les Autochtones aux niveaux individuel, familial, communautaire et social et à les contester. ».

Les pistes de solution existent en grand nombre, elles sont proposées, demandées et rappelées. Des expert.es, des commissions et surtout les communautés autochtones se sont prononcées pour solliciter des efforts concrets et significatifs dans l’émancipation de toustes par le mécanismes de décolonisation.

Au cégep, on a un comité WANASKA, il est possible d’aller voir le comité au local de l’AÉCS (6-22-131), d’écrire à Mathieu Poulin-Lamarre, enseignant, ou de communiquer avec le comité au wanaska@aecs.info.

L’AÉCS s’est mandaté sur cet enjeux comme suit :

  • Que l’AÉCS lutte contre le racisme, le patriarcat, le colonialisme et l’impérialisme;
  • Que l’AÉCS soit solidaire des luttes autochtones et des luttes pour l’autodétermination autochtone ainsi qu’aux luttes de décolonisation du territoire;
  • Que l’AÉCS favorise la création d’un comité permanent avec et pour la communauté autochtone du Cégep de Sherbrooke;
  • Que l’AÉCS s’engage à travailler de concert avec les personnes autochtones pour lutter contre la discrimination et leur exclusion et en considérant que les femmes autochtones et les personnes bispirituelles se trouvent à la croisée des oppressions et subissent de la discrimination, de l’exclusion et de la violence;
  • Que l’AÉCS se penche sur la rédaction d’un libellé de reconnaissance territoriale et que l’AECS organise un moment de discussion-réflexion pour que d’autres membres intéressé.es puissent participer à la rédaction du libellé;
  • Que l’AÉCS lutte pour ajouter les journées commémoratives du 30 septembre et du 4 octobre dans l’agenda. (2021)

LEXIQUE D’APPELLATIONS DES COMMUNAUTÉS AUTOCHTONES

Noms officiels

  • Anicinape(k) / Anishinaabe(g) – Algonquins
  • Atikamekw Nehirowisiw(ok) – Attikameks
  • Eeyou / Eenou – Cris
  • Huron(s)-Wendat – Hurons-Wendats
  • Innu(at) / Ilnu(atsh) – Innus (Montagnais)
  • Kanien’kéha(:ka) – Mohawks
  • Mi’kmaw (Mi’kmaq) / L’nu (L’nuk) – Micmacs
  • Naskapi – Naskapis
  • W8banaki(ak) – Abénaquis
  • Wolastoqiyik Wahsipekuk – Malécites
  • Nunavimiuq (Nunavimiut) / Inuk (Inuit) – Inuits

Famille Linguistique Algonquienne

  1. Abénakis 
    1. Odanak 
    2. Premières Nations des Abénakis de Wôlinak
  2. Algonquins 
    1. Kebaowek First Nation
    2. Wolf Lake
    3. la Communauté anicinape de Kiticisakik
    4. Kitigan Zibi Anishinabeg
    5. La nation Anishnabe du Lac-Simon
    6. Conseil de la Première Nation Abitibiwinni
    7. Algonquins of Barriere Lake
    8. Timiskaming FiRST Nation
    9. Long Point First Nation
  3. Atikamekw 
    1. Conseil des Atikamekw de Wemotaci
    2. Atikamekw de Manawan
    3. Bande des Atikamekw d’Opitciwan
    4. Conseil des Atikamekw de Wemotaci
  4. Cris 
    1. La Nation Crie d’Eastmain
    2. La Nation Cris de Mistissini
    3. La Nation Crie de Nemaska
    4. Oujé-Bougoumou Cree Nation
    5. Les Cris de la Première Nation de Waskaganish
    6. Waswanipi
    7. La Nation Crie de Wemindji 
    8. La Première Nation de Whapmagoostui
  5. Innus
    1. Bande des Innus de Pessamit
    2. Bande Innue Essipit
    3. Montagnais de Unamen Shipu 
    4. Première Nation des Pekuakamiulnuatsh
    5. Bande de la Nation Innu Matimekush-Lac John
    6. Bande des Innus de Ekuanitshit
    7. Première Nation des Innus de Nutashkuan
    8. Bande des Montagnais de Pakua Shipi
    9.  Innu Takuaikan Uashat mak Mani-Utenam
  6. Malécites
    1. Première Nation Wolastoqiyik (Malécite) Washipekuk
  7. Micmacs 
    1. La Nation Micmac de Gespeg 
    2. Micmacs of Gesgapegiag
    3. Listuguj Mi’gmaq Government
  8. Naskapis 
    1. Nation Naskapi de Kawawachikamach

Famille linguistique Iroquoienne 

  • Hurons-Wendat
    • Nation Huronne Wendat 
  • Mohawks
    • Mohawks of Kanhawa:ke / Mohawks of Kanesatake (Doncaster)
    • Mohawks of Kanhawa:ke (Kahnawake)
    • Mohawks of Kanesatake (Kanesatake)

Famille linguistique Eskimo-Aléoute

  • Inuits 
    • Akulivik
    • Aupaluk
    • Chisasibi
    • Inukjuak
    • Ivujivik
    • Kangiqsualujjuaq
    • Kangiqsujuaq
    • Kangirsuk
    • Killiniq
    • Kuujjuaq
    • Kuujjuarapik 
    • Puvirnituq
    • Quaqtaq
    • Salluit
    • Tasiujaq
    • Umiujaq
Catégories
Non-catégorisé

Sécurité alimentaire

La sécurité alimentaire ne concerne pas seulement le sentiment de satiété, il est aussi question d’une situation où l’accès à la nourriture est suffisant pour ne pas avoir le sentiment de privation et d’absence de choix. Il a été noté que l’exclusion sociale, l’impuissance et la honte sont ressenties par les personnes en situation d’insécurité alimentaire, compliquant le rapport à l’alimentation et à l’autre. La dernière fois qu’on a vu une aussi forte augmentation de la facture d’épicerie, c’était en 1981. En juillet 2022, l’indice du prix à la consommation (IPC) est à la hausse de 9,6% par rapport à l’an dernier, à pareille date.

Données de Statistique Canada

Les différentes composantes de sécurité alimentaire

  • Chacun a, à tout moment, les moyens tant physiques qu’économiques d’accéder à une alimentation suffisante pour mener une vie active et saine.
  • L’aptitude de chacun à acquérir des aliments est garantie. 
  • L’accès à une information simple, fiable et objective qui permet de faire des choix éclairés est assuré. 
  • Les aliments proprement dits sont satisfaisants sur le plan nutritionnel et acceptables sur le plan personnel et culturel. 
  • Les aliments sont obtenus d’une manière qui respecte la dignité humaine.
  • La consommation et la production d’aliments reposent sur des valeurs sociales à la fois justes, équitables et morales.
  • Les aliments sont produits et distribués d’une manière respectueuse d’un système agroalimentaire durable.

Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS)

« Le concept de sécurité alimentaire peut se définir comme un état selon lequel un individu a accès en tout temps, dans la dignité, à suffisamment d’aliments pour qu’il puisse mener une vie saine et active. Ce concept ne concerne pas seulement la satisfaction des besoins mais inclut le concept d’autonomie alimentaire. Il y a insécurité alimentaire lorsque la disponibilité d’aliments sains et nutritionnellement adéquats, ou la capacité d’acquérir des aliments personnellement satisfaisants par des moyens socialement acceptables, est limitée ou incertaine. »

Institut national de santé publique du Québec (INSPQ)

« Le coût minimum, par jour, d’un régime nutritif basé sur une liste d’achats hebdomadaires pour une famille de quatre a augmenté de plus de 50 % depuis 2006. »

L’organisme Dispensaire diététique de Montréal, publiait en mai 2021, le coût du panier à provisions nutritif pour une personnes entre 14 et 30 ans est de 8,62$ à 10,55$.

– Dispensaire diététique de Montréal

Pour une partie de la communauté étudiante ; se vêtir, se loger, s’éduquer et se nourrir n’est pas anxiogène. Parfois, les parents s’en occupent bien souvent, partiellement ou totalement. Ce 9,6% d’augmentation de l’IPC ne semble pas si pire, mais c’est en considérant l’ensemble des augmentations des dépenses non répressibles, comme le loyer.

En 2014, le CIUSSS de l’Estrie CHUS indiquait dans une publication que 87% de la population rurale vit à plus de 1000 mètres d’une épicerie. Dans Sherbrooke, c’est 70% de la population qui vit cette situation, malgré les 162 commerces d’alimentation répertorié sur le territoire administratif de l’Estrie.


Dans une analyse publiée par l’INSPQ en 2013, sur l’accessibilité géographique aux commerces alimentaires au Québec, il est démontré que 45,5% de la population vit dans des secteurs où la disponibilité de fruits et légumes frais est faible. En Estrie, la majorité de la population réside plus près d’un dépanneur que d’une épicerie, qui est bien souvent la seule. Cette réalité ne permet pas d’avoir accès à l’éventail de rabais et de promotions qui rend plus accessible une alimentation saine. Ce qui implique, inévitablement, d’autres frais lié au transport jusqu’à une épicerie ou un dépanneur.

« La littératie alimentaire inclut les compétences et pratiques alimentaires apprises et utilisées tout au long de la vie pour se débrouiller dans un environnement alimentaire complexe. Ce concept prend aussi en compte les facteurs d’ordre social, culturel, économique et physique liés à l’alimentation. » – Statistique

Ce savoir touche plusieurs types, la façon d’apprêter et cuisiner les aliments, comprendre la pertinence des macronutriments et des micronutriments, savoir lire les étiquettes nutritionnelles, être capable de reconnaître lorsqu’un fruit ou un légume est à maturité et prêt à manger.

Il faut savoir planifier son budget et le respecter une fois à l’épicerie, savoir planifier ses repas pour éviter le gaspillage alimentaire, savoir évaluer ce qu’est une portion, savoir se procurer une variété d’aliments qui couvriront les besoins nutritionnels, selon le niveau d’activité physique et les conditions biologiques uniques à chacun. Tout ça dans le respect des préférences alimentaires et des valeurs des individus.

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Voici quelques organismes et ressources pour soutenir les temps plus difficile.

Service d’aide psychosociale
Banque alimentaire de l’AÉCS
Moisson Estrie
La Grande Table
La Chaudronnée
Blé d’or Cuisine Collective
Frigo Communautaire Free-go (4 endroits) :